> Le thème en était l’incroyable incarnation vécue par l’acteur qui joua le rôle de Bonaparte dans le film mythique d’Abel Gance, sorti en 1927, et qui faisait depuis plusieurs années l’objet d’une gigantesque restauration. > > Dans ce contexte de recherches, j’ai rencontré une jeune et talentueuse restauratrice de films nitrate qui travaillait sur cette restauration. Pour des raisons que vous comprendrez plus tard, je choisis ici de l’appeler par son deuxième prénom, Laura. > Avant de participer activement à ce gigantesque chantier sur le film de Gance, elle avait longtemps bossé dans un des laboratoires spécialisés les plus prestigieux au monde, basé en Italie et en France. C’est un tout petit milieu, avec des techniques très spécifiques. Il s’agit de "soigner" des pellicules parfois tellement abimées qu’elles risqueraient de tomber en poussière au moment même où on tenterait de les faire traverser par un faisceau de lumière… Un peu comme les fresques murales évanescentes dans l’inoubliable "Fellini Roma"… > Laura et moi n’avons plus eu aucun contact depuis l’été 2020. > > Elle m’avait alors passé un petit message pour me dire qu’elle avait écouté et apprécié mon doc sur France Culture. Ce qui m’avait évidemment fait très plaisir. C’est pour cela que j’ai été à la fois heureux et intrigué quand elle m’a recontacté environ trois ans plus tard, en me disant qu’elle avait quelque chose de très important à vous dire. > > Et là, c’est une histoire assez dingue qui commence… Laura voulait me confier un secret qui la dévorait. Un secret qu’elle avait découvert sur le "Napoléon" de Gance, et qu’elle était la seule personne au monde à connaitre. > > Le barnum médiatique qui s’annonçait autour de la ressortie de ce film à l’été 2024 a fini par décider Laura à ne pas vouloir éternellement garder cela pour elle. Il fallait qu’elle témoigne, mais en restant anonyme, pour se protéger. > > Elle m’a choisi pour cette incroyable confession car, comme je l’ai dit, elle avait apprécié mon documentaire pour France Culture autour du Gance. Mais également parce qu’elle avait été touchée par mon travail sur Pascale Ogier, dont le hasard - ça ne s’invente pas - voulait que Laura ait également restauré "Le Pont du nord", film de Jacques Rivette dans lequel elle joue son premier grand rôle aux côtés de sa mère, Bulle. > > J’ai donc pu recueillir le témoignage de Laura lors de deux séances d’enregistrements qu’elle a accepté que nous fassions chez elle. > > Et toute cette histoire m’a plongé dans une sorte de perplexité désespérée…" /> > Le thème en était l’incroyable incarnation vécue par l’acteur qui joua le rôle de Bonaparte dans le film mythique d’Abel Gance, sorti en 1927, et qui faisait depuis plusieurs années l’objet d’une gigantesque restauration. > > Dans ce contexte de recherches, j’ai rencontré une jeune et talentueuse restauratrice de films nitrate qui travaillait sur cette restauration. Pour des raisons que vous comprendrez plus tard, je choisis ici de l’appeler par son deuxième prénom, Laura. > Avant de participer activement à ce gigantesque chantier sur le film de Gance, elle avait longtemps bossé dans un des laboratoires spécialisés les plus prestigieux au monde, basé en Italie et en France. C’est un tout petit milieu, avec des techniques très spécifiques. Il s’agit de "soigner" des pellicules parfois tellement abimées qu’elles risqueraient de tomber en poussière au moment même où on tenterait de les faire traverser par un faisceau de lumière… Un peu comme les fresques murales évanescentes dans l’inoubliable "Fellini Roma"… > Laura et moi n’avons plus eu aucun contact depuis l’été 2020. > > Elle m’avait alors passé un petit message pour me dire qu’elle avait écouté et apprécié mon doc sur France Culture. Ce qui m’avait évidemment fait très plaisir. C’est pour cela que j’ai été à la fois heureux et intrigué quand elle m’a recontacté environ trois ans plus tard, en me disant qu’elle avait quelque chose de très important à vous dire. > > Et là, c’est une histoire assez dingue qui commence… Laura voulait me confier un secret qui la dévorait. Un secret qu’elle avait découvert sur le "Napoléon" de Gance, et qu’elle était la seule personne au monde à connaitre. > > Le barnum médiatique qui s’annonçait autour de la ressortie de ce film à l’été 2024 a fini par décider Laura à ne pas vouloir éternellement garder cela pour elle. Il fallait qu’elle témoigne, mais en restant anonyme, pour se protéger. > > Elle m’a choisi pour cette incroyable confession car, comme je l’ai dit, elle avait apprécié mon documentaire pour France Culture autour du Gance. Mais également parce qu’elle avait été touchée par mon travail sur Pascale Ogier, dont le hasard - ça ne s’invente pas - voulait que Laura ait également restauré "Le Pont du nord", film de Jacques Rivette dans lequel elle joue son premier grand rôle aux côtés de sa mère, Bulle. > > J’ai donc pu recueillir le témoignage de Laura lors de deux séances d’enregistrements qu’elle a accepté que nous fassions chez elle. > > Et toute cette histoire m’a plongé dans une sorte de perplexité désespérée…" /> > Le thème en était l’incroyable incarnation vécue par l’acteur qui joua le rôle de Bonaparte dans le film mythique d’Abel Gance, sorti en 1927, et qui faisait depuis plusieurs années l’objet d’une gigantesque restauration. > > Dans ce contexte de recherches, j’ai rencontré une jeune et talentueuse restauratrice de films nitrate qui travaillait sur cette restauration. Pour des raisons que vous comprendrez plus tard, je choisis ici de l’appeler par son deuxième prénom, Laura. > Avant de participer activement à ce gigantesque chantier sur le film de Gance, elle avait longtemps bossé dans un des laboratoires spécialisés les plus prestigieux au monde, basé en Italie et en France. C’est un tout petit milieu, avec des techniques très spécifiques. Il s’agit de "soigner" des pellicules parfois tellement abimées qu’elles risqueraient de tomber en poussière au moment même où on tenterait de les faire traverser par un faisceau de lumière… Un peu comme les fresques murales évanescentes dans l’inoubliable "Fellini Roma"… > Laura et moi n’avons plus eu aucun contact depuis l’été 2020. > > Elle m’avait alors passé un petit message pour me dire qu’elle avait écouté et apprécié mon doc sur France Culture. Ce qui m’avait évidemment fait très plaisir. C’est pour cela que j’ai été à la fois heureux et intrigué quand elle m’a recontacté environ trois ans plus tard, en me disant qu’elle avait quelque chose de très important à vous dire. > > Et là, c’est une histoire assez dingue qui commence… Laura voulait me confier un secret qui la dévorait. Un secret qu’elle avait découvert sur le "Napoléon" de Gance, et qu’elle était la seule personne au monde à connaitre. > > Le barnum médiatique qui s’annonçait autour de la ressortie de ce film à l’été 2024 a fini par décider Laura à ne pas vouloir éternellement garder cela pour elle. Il fallait qu’elle témoigne, mais en restant anonyme, pour se protéger. > > Elle m’a choisi pour cette incroyable confession car, comme je l’ai dit, elle avait apprécié mon documentaire pour France Culture autour du Gance. Mais également parce qu’elle avait été touchée par mon travail sur Pascale Ogier, dont le hasard - ça ne s’invente pas - voulait que Laura ait également restauré "Le Pont du nord", film de Jacques Rivette dans lequel elle joue son premier grand rôle aux côtés de sa mère, Bulle. > > J’ai donc pu recueillir le témoignage de Laura lors de deux séances d’enregistrements qu’elle a accepté que nous fassions chez elle. > > Et toute cette histoire m’a plongé dans une sorte de perplexité désespérée…" />